Portraits vidéos | PROPRES FRAIS

PROPRES FRAIS, une série de portraits vidéos réalisée avec les habitants du quartier des 4000 à la Courneuve. La mémoire des habitants à propos du quartier, leur mode de vie...leurs anecdotes. La vie aux 4000 Nord, en lien avec les bouleversements urbains.
Ballade urbaine "COME IN"
Suite au film “CONTACT” Monte Laster, Joanna Maclennan et moi-même avons mis en place une rencontre avec les habitants des 4000 nord sous la forme de trois balades urbaines indépendantes.

 

Balade 1 : Paris -> La Courneuve, “2, 3 choses que je sens d’elle” dirigé par Etienne Delprat
Balade 2 : Portraits sonores : Quelques habitants vous reçoivent chez eux virtuellement.
Exposition : Portraits photographiques et vidéos (série « propres frais ») réalisés avec les habitants des 4000 nord à la Courneuve.

. David Antonio Loureiro

 

 

Portraits vidéos  PROPRES FRAIS 

 

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Balade urbaine -COME IN- vidéo, bandes son & le programme de la journée

 

 

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Balade 1

Départ : 11h00 Paris – la Courneuve
“2, 3 choses que je sens d’elle” dirigé par Etienne Delprat (LIRE PLUS BAS)

L.A.A Laboratoire Architecture & Anthropologie
Rendez-vous devant l’école d’architecture de Belleville au 78/80 rue Rebeval, 75019 Paris.

 

Balade 2

Départ : 15h30, 16h, 16h30
Station RER, ligne B de la Courneuve/Aubervilliers
Rendez-vous dans le snackbar “Station Food”

Portraits sonores : Quelques habitants vous reçoivent chez eux virtuellement.
Merci de préciser votre présence au 01.49.34.03.64 où à cette adresse :
associationface@mac.com

 

EXPOSITION : 17H00 – 20H

Portraits photographiques et vidéos réalisés avec les habitants des 4000 nord à la
Courneuve.
Dans l’atelier de Monte Laster au moulin Fayvon (47 rue Roger Salengro à la Courneuve)

Photographies Joanna Maclennan
Installation Monte Laster
Installation vidéo David Antonio Loureiro

 

Ballade 3

Spectacle : 20h “ Etat de marche”
de Laurence Vielle et Jean Michel Aguis au centre culturel Jean Houdremont.

 

 

Deux, trois choses que je sens d’elle : expérience corpor(é)elle par Etienne Delprat

 

 

BALADE 1, le 9 février 2008

L.A.A Laboratoire Architecture & Anthropologie

 

  • Rendez-vous devant l’école d’architecture de Belleville au 78/80 rue Rebeval, 75019 Paris.Avec cette promenade, j’ai envie d’introduire une idée qui me travaille depuis quelques jours, celle d’une corpor(é)alité, en opposition à la réalité de l’image, à l’hyper réalité (cf. Baudrillard).
  • Mon propos (j’explique pour moi-même mais on peut penser présenter ça plus succinctement au début de la promenade) : Monte m’a parlé du film de Godard, « 2, 3 choses que je sais d’elle ». J’ai regardé le film que je n’avais jamais vu et j’en ai retenu quelques idées. De quoi parle Godard dans ce film : d’elle, de la région parisienne, mais aussi d’elle, tout un ensemble de choses (cf. la bande annonce) qui parle des grands ensembles et de toute la logique économique, sociale,… dans lesquelles ils s’insèrent.
  • Il y a plusieurs thèmes, dont celui, important pour Godard, de la société d’aujourd’hui en tant que société de prostitution. Mais il y a un autre thème, particulièrement intéressant à mes yeux, à savoir la critique de l’image, de l’image en tant que vecteur hégémonique de notre perception de la réalité. Les 4000 seraient cette architecture de l’image, une architecture bidimensionnelle dénuée de profondeur (idée de Dominique Païni). La métaphore de ce monde qui se représente sans profondeur.
  • Or il ne tient qu’à nous de réintroduire la profondeur, et c’est, me semble t-il, par la valorisation de l’expérience qu’on peut dépasser cette logique de l’image. Il s’agit de percevoir la profondeur du vécu pour une réalité des sens, ce que je propose d’appeler une corpor(é)alité. C’est par les sens qu’il s’agit de vivre les choses. Comme le dit, dans le film, Marina Vladly (il me semble du moins) : Vivre les choses autrement que par le langage, mais par les sens. On vit dans nos souvenirs et dans notre expérience du temps, du présent dont on retient des instants.
  • Avec cette promenade, on va tâcher de réintroduire la profondeur de l’espace urbain et cette profondeur du temps, en l’expérimentant par nos sens et par la marche. L’objectif est de mettre en valeur ce lien entre Paris et La Courneuve. Les médias nous donne à voir deux images, celle de Paris et celle, plutôt négative, de La courneuve. On a souvent tendance à les opposer, comme d’une manière générale on a tendance à opposer ville et ban-lieu. Paris le lieu, et la banlieue, cette espace hors le lieu.
  • De 2 choses l’une :la première, c’est que la banlieue, en tant qu’espace vécu est de fait un lieu ; la seconde c’est que ces lieux sont connectés, dialoguent. Ceux qui habitent la banlieue le savent, il y a une profondeur entre ces lieux, la marche va nous amener à vivre cette profondeur, le dégradé, la continuité entre ces lieux. Le rythme de la marche va accentuer cette profondeur que le temps et l’expérience réintroduit.
  • Godard adopte une stratégie : au lieu de faire des images, il fait des plans qu’il colle entre eux. La perception naît du rapport qui s’instruit, dans notre tête, entre les plans.
  • Notre stratégie : Penser en terme d’expériences successives que notre mémoire va coller, articuler de manière subjective comme souvenir de cette balade.
  • Deux plans magnifiques pour moi dans le film, sont le plan de la tasse à café et celui des branches d’arbres dans le vent. Ils participent tous deux à illustrer deux attitudes que nous proposons d’adopter dans la balade :
  • - Le plan du café s’attarde sur un élément banal, le met en valeur jusqu’à en faire une expérience singulière. Se concentrer sur une sensation pendant plusieurs secondes, minutes peut faire d’une sensation banale une expérience singulière. Par exemple fixer un élément pendant un moment, fermer les yeux en se concentrant sur un bruit,…
  • - Le plan des branchages dans le vent montre comment faire d’une expérience en décalage complet avec l’histoire qu’on se raconte, ici la promenade, un des éléments singularisant notre trajet. On peut coller cet instant parmi tous les souvenirs qu’on va avoir de cette balade. Il appartiendra à posteriori pleinement à celle-ci, à la manière dont on l’aura vécue, notre mémoire l’introduisant dans cette expérience.
  • Autre point fondamental dans le film, c’est la confrontation des échelles. Comment l’histoire de Marina Vladly se confronte à celle de la région parisienne. Nous on va faire pareil en confrontant l’échelle du vécu (du quotidien, cf. Michel De certeau) avec celle du territoire perçu depuis le haut. On va confronter au final nos lectures, multiples et singulières, du territoire à celle vu d’en haut, celle du satellite.

  • Protocole de la promenade/jeu :
  • Certes je suis architecte, mais ce que je propose ici c’est de ressentir et pas de voir des espaces, et de s’attarder, non pas sur des « hauts lieux », mais sur des « lieux communs », a priori banaux. On s’intéressera plus à l’expérience qu’aux images, morphologies spécifiques à chaque « couches » urbaines par exemple.
  • Je vais guider la balade, vous ne chercherez pas à vous repérer, à suivre le trajet. Chacun aura un paquet de Post_it. J’ai fait un trajet, plus ou moins souple. On s’arrêtera à certaines étapes quelques minutes.
  • Dans chacun des lieux, vous décrirez succinctement la manière dont vous vivez les lieux. On invitera notamment à explorer les deux stratégies évoquées précédemment, qui invite pour l’une à concentrer un ou plusieurs sens sur un éléments (son, objets, odeurs) rencontré sur le parcours, pour l’autre à porter son attention sur des évènements annexe à la balade, détachés de celles-ci (les gens croisés, l’activité alentour,…). Et entre deux « étapes », vous marquerez des mots, des adjectifs, des objets qui vous ont marqués sur ce trajet.
  • A l’arrivée, on affichera une photo satellite du trajet avec les étapes, et en dessous on mettra pour chacun en ligne son récit du trajet : son vécu. On confrontera les expériences subjectives à cette image satellite qui impose une certaine lecture abstraite et fixe du lieu, soi disant objective (en partie fausse d’ailleurs par sa non réactualisation permanente. Voir par exemple les bâtiments présents aux 4000, pourtant détruit).
  • Après avoir vécu la promenade, on décentrera son regard par le regard de l’autre, par la manière dont lui a vécu la promenade pour réinterroger sa propre lecture et montrer non pas cette réalité du territoire que l’ « image » satellite impose mais ces corpor(é)alités du territoire.
  • Prévoir : Bloc de Post It, une grande photo satellite. Un classeur dans lequel on relèvera de manière méthodique les post-its de chacun (un signe spécifique pour chacun, une page par trajet, étapes,…).
  • Comment articuler cette promenade à la suivante : Chacun vit un lieu. Par l’écoute des habitants, on réintroduit la profondeur dans cette soi disante architecture dimensionnelle. Profondeur du temps et du vécu de ces habitants. Vous allez rentrer dans les appartements, dans les vies derrière cette architecture bidimensionnelle, dans la profondeur du bâtiment. Après avoir vécu ce trajet, on va vivre ce lieu par le regard de l’autre. Là encore confrontation des échelles, celles des bâtiments avec celles des habitants.
  • Etienne Delprat


PRESSE
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